"Home" (le film de Yann Arthus-Bertrand) (émission de "Là-bas si j'y suis")

Publié le par Movaniel


C'était beau, c'était très très beau, au début. Il y avait la nature, l'innocence, et puis, et puis, l'homme est arrivé et il a tout gâché.
C'est le thème du film de Yann Arthus-Bertrand, vu par 17 millions de personnes et diffusé dans le monde entier sur tous les supports.
Un film de propagande d'Etat, financé par François-Henri Pinault, PDG du groupe PPR (Pinault-Printemps-Redoute).
Retour sur un bel exemple d'éco-tartufferie (*).
Un reportage de Renaud Lambert
(*) le très a-propos néologisme imaginé par le journal "La décroissance"... à lire et à ce sujet, et bien d'autres.

Liens :
- La Décroissance
Le journal qui traque les écotartuffes depuis plus longtemps que nous.
- Les éco-tartuffes
Un film de Sophie Divry, du journal "La Décroissance"

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Pour écouter l'émission : ICI.
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climat2050 29/06/2009 18:18

Auriez-vous préféré que Pinault consacre ses millions d'€ à fabriquer des pubs pseudo-écologiques, comme celles de TOTAL qui en fait vante les mérites du nucléaire et fait la promotion de la propection pour les schistes bitumineux ?  Auriez-vous préféré un documentaire à petit budget, vu par quelques dizaines de milliers de convaincus dans les salles des MJC ?Ne cherchez pas. La polémique a été lancé par ceux dont le film dérange les intérêts. 

Movaniel 30/06/2009 16:56


Je trouve cette remarque déplacée. L'idée d'écologie est pour moi la recherche d'équilibre dans les rapports entre l'humain et la nature autant que ceux des humains entre eux. Pinault et PPR n'ont
rien à faire avec l'écologie. Ce sont avant tout des marchands. Leur but est de vendre. Je pense que la promotion de ce film sera certainement un bon calcul pour l'entreprise. Une bonne publicité
qui parle de l'état de la planète sans prendre aucune responsabilité dans cette catastrophe. L'honneur du modèle capitaliste est sauf. L'écologie est dans l'air du temps. Mais une écologie de
surface pour les puissants d'aujourd'hui. On lâche du lest pour mieux tenir la bride.

Pour ce qui est des rapports humains (un aspect important de l'écologie) j'ai travaillé pour le groupe PPR (à la FNAC). Le cynisme est de mise chez eux. Les salariés sont des esclaves, qui ont vu
leurs conditions de travail dégringoler de manière presque comique depuis 30 ans. C'est certes le cas dans pas mal de boîtes. Mais quand au début du film on lit quelque chose comme "80 000
participants" (les employés du groupe), ça me fait rire jaune.
Je pense à toutes les nouvelles technologies polluantes que j'ai vu vendre là-bas avec des "éco-taxes" de 0,50 euro à 2 euros. Je trouve que c'est du joli foutage de gueule...